Ce matin, j’étais tentée d’aller profiter de la plage. Il faisait un temps idéal pour cela. J’en ai profité pour prendre des photos des vendeurs de la plage qui sont très nombreux et qui nous sollicitent sans cesse, avec insistance parfois et la plupart du temps, en vain. Le nombre de « no, gracias » qu’on dit dans une journée à la plage est abrutissant. Il faut avouer que ces personnes gagnent plus qu’honnêtement leurs deniers. C’est vraiment impressionnant de les voir trimballer toute leur marchandise, sur la tête, dans leurs bras, sur leurs épaules et parfois, tout cela à la fois. Il y a aussi des musiciens qui veulent obtenir nos pesos ou nos dollars, après avoir démontré leur performance qui est, ma foi, remarquable, rarement médiocre. Certains nous proposent un parasol pour la journée en échange de notre générosité. On peut également faire des promenades à chevaux sur la plage, se promener sur la mer en sea-doo ou sur des trucs flottants de forme variée ou explorer la vue du haut des airs. Bien entendu, on peut aussi déguster des spécialités mexicaines. Il y en a pour tous les goûts, des moules, des crevettes grillées, des délices glacés, des fruits, des noix et autres. Lynda est friande des mangues saupoudrées de Tajin. Cette poudre utilisée pour rehausser le goût des aliments et des boissons est composée de piment, de sel et de citron vert déshydraté. Plusieurs personnes en raffolent et moi, je la déteste.

J’ai vu un pauvre type, un itinérant selon Lynda, qui était couvert de sable à l’arrière comme à l’avant et même dans le visage. On pouvait deviner qu’il avait dormi sur la plage alors qu’il était trempé. Il se promenait avec un sac de poubelle qui devait contenir ses richesses.

J’ai pris une photo de deux parasols enfouis en partie dans le sable pour montrer à quel point le sable a été transporté par une ou des tempêtes. Ces parasols ont une envergure d’environ 6 pieds et on peut constater qu’on ne voit que la moitié d’un des deux. De plus, sur d’autres photos, on observe que seule la tête de ces parasols est hors du sol maintenant. Normalement, on peut aisément passer sous les parasols. Maintenant, ce n’est pas le cas. On peut difficilement être sous eux sans être en position horizontale.

Vers 15 h, nous sommes parties marcher au Centro. Dans l’autobus qui nous amenait là-bas, il y avait un dispositif inusité servant à avertir le conducteur qu’on veut descendre au prochain arrêt. C’était un poulet de plastique qui émet un cri strident. Bien entendu, il fallait que je l’utilise ; c’était trop comique.

J’ai été surprise de n’y voir aucune trace des voitures incendiées. Tout avait été nettoyé ! C’était presque incroyable et très surprenant. L’autre surprise qui n’en était pas vraiment une, c’est la faible quantité de personnes qui sillonnent les rues. Selon moi, il y a, au moins, 90 % moins de monde que les jours précédant les attentats. Il y avait, par le fait même, très peu de kiosques vendant des articles ou de la nourriture. Les terrasses des restaurants étaient désertes. C’était tellement désolant et consternant !!! Grâce à cela, nous avons pu visiter une plus grande étendue de kiosques et de boutiques, mais plus de la moitié d’entre elles étaient fermées.

J’ai découvert un lieu inspirant, au bout du marché Isla rio cuale. Le pont suspendu pour s’y rendre, ouf, ça été difficile pour mon moi-même. Donc, au bout du marché, il y a un parc nommé Jardín de la Amistad Isla de Cuale (Jardin de l’amitié de l’île de Cuale). Il y avait plusieurs sculptures, des cafés, des boutiques et un centre culturel. Des enfants effectuaient des travaux artistiques. J’ai aussi vu des femmes qui semblaient être des artistes à l’œuvre. Plusieurs personnes s’y prélassaient. D’autres, comme nous, s’y promenaient. J’aurais bien aimé en profiter plus longtemps, mais nous étions attendues dans un restaurant pour y souper avec des amis à Lynda.

C’est Chantal T. qui avait organisé un petit rassemblement. Nous étions supposées être accompagnées d’elle, de son conjoint et d’un couple d’amis de Chantal. À notre arrivée, Lynda a eu la surprise que Marie-Claude et Guy soient présents également. C’était un repas pour souligner l’anniversaire de Lynda… encore une fois… 😊. La nourriture savoureuse, l’ambiance conviviale et le service attentionné du restaurant italien Abbraccio ont fait de ce repas une réussite. Marie-Claude et Guy nous ont raccompagnées à notre hôtel, en camion.

Décidément, le Yves B. nous fait dépenser beaucoup de salive, au souper, nous avons encore parlé de lui. En fait, nous avons surtout parlé de l’impact négatif de ses mensonges sur nos familles et nos amis qui sont au Québec, ainsi que de nombreuses mises au point que nous avons dû faire auprès d’eux.

Ça mettait fin à une journée splendide et magistrale. 😍🥰

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