Pátzcuaro signifie « le lieu des pierres » en langue Purépecha. Cette ville située tout près du lac Pátzcuaro a été le théâtre d’événements historiques importants et son histoire est ancienne. Je ne serais pas en mesure de la raconter en détail, mais je vous ferai part de quelques éléments de celle-ci, dans cet article. Voici les thèmes que j’aborde dans cet article :
- L’altitude
- La visite de la Isla Janitzio (Île Janitzio)
- La visite de l’Hôtel Yolihuani Posada
- La visite de la ville : un peu d’histoire
- Parlons religion
- La visite en images
L’altitude
Dès mon arrivée au Rancho La Mesa qui est sur une colline nommée El Mirador (le point de vue), j’ai senti les effets de l’altitude. Je suis facilement essoufflée. J’ai de petits hoquets réguliers. Je me sens toujours comme si je venais de me réveiller, comme si mon cerveau marchait au ralenti. J’ai de petits étourdissements. Je dois me compter chanceuse, car les effets pourraient être plus importants. Finalement, après avoir grimpé jusqu’au sommet de l’île Janitzio, les effets ont presque disparu. Moi qui avait peur de faire de l’exercice et de me sentir encore plus mal, j’ai été déjouée par l’incroyable capacité de mon corps à s’adapter à presque tout. J’en suis très contente, car ça me permet de profiter pleinement de tout ce qu’offre la ville de Pátzcuaro. Youpi !!! 😍🥳
La visite de la Isla Janitzio (Île Janitzio)
Selon ce qu’on peut voir sur Google Map, le lac Pátzcuaro compte six îles soit, Janitzio, Tecuena, Misteriosa, Yunuén, Pacanda et une autre dont le nom n’apparaît pas. Janitzio est un village de pêcheurs. C’est aussi une île touristique surmontée de la statue de José María Morelos. L’île a une superficie de 260 km2. Elle mesure 55 m par 9,8 m.
J’ai écrit un article sur cette visite, car le présent article aurait été trop long. Je vous invite à le lire en cliquant ici.
La visite de l’Hôtel Yolihuani Posada
Nous avons rencontré le Français, Éric, et la Mexicaine, Vicky, à leur Hôtel Yolihuani Posada. Leur hôtel est en fait une mignonne auberge au cœur de la ville de Pátzcuaro. Éric en parle comme un hôtel de charme ; j’aime beaucoup cette définition. Le nom de leur établissement hôtelier signifie « auberge source de vie ». Je peux assurer que l’aménagement de celle-ci est tout en fait une source de vie ou, du moins, une source de paix et de confort.


C’est la première fois, depuis que je viens au Mexique, que je me fais présenter une ville par un guide, ici, deux guides. Je suis enchantée de ma visite qui, grâce à eux, a pris une ampleur historique et culturelle importante. Ils ont répondu à plusieurs questions que je me posais et dont je n’avais pas trouvé de réponse en fouillant sur Internet. De plus, ils sont si sympathiques et ils savent raconter avec force détails. Ils se partageaient la narration de bonne manière. Bref, ils sont captivants et je suis extrêmement heureuse que nous ayons fait appel à eux. Je remercie Chantal et Jean pour cela et, par la bande, leur ami Alain.
Éric et Vicky nous ont fait visiter leur auberge, en nous mentionnant que celle-ci était aménagée comme la plupart des maisons mexicaines. Les habitations sont fermées par de hauts murs, sur les quatre façades. À l’intérieur de cette muraille se trouve tout ce qu’on retrouve dans nos propriétés, mais disposé différemment. Bien entendu, leur auberge comporte plus de chambres qu’une habitation régulière. Dans la plupart des habitations, il y a un salon intérieur ainsi qu’un patio pour recevoir les invités, à l’entrée de la propriété. Les patios sont souvent des jardins aménagés pour recevoir avec des endroits protégés contre le soleil et d’autres non. Souvent, il y a des chambres au-dessus du salon. Un bâtiment comprenant les chambres à l’étage ainsi que la salle à manger et la cuisine au rez-de-chaussée fait face au premier patio. Ensuite vient le deuxième patio où la famille se retrouve dans l’intimité. Les salles de bain et les toilettes sont réparties dans les bâtiments. Un troisième patio se trouve au fond de la propriété où se trouvent les animaux, les jardins et les arbres fruitiers. La plupart des fenêtres donnent sur la cour intérieure. Souvent, le salon avant est transformé en boutique. En campagne, la muraille sera parfois moins haute et les jardins pourraient être plus exposés.









L’état du Michoacán est le plus artisanal du Mexique. Ses marchés regorgent d’articles tous plus beaux et colorés les uns que les autres. La qualité de leur travail est impressionnante. Ils utilisent une panoplie de matériaux allants du plus simple tels que la chuspata, le coton ou le plastique, au plus complexe tels que le cuivre, l’argent ou l’or. Plusieurs décorations pérupechas sont faites avec la chuspata. La chuspata est une herbe qu’on trouve dans le lac Pátzcuaro. Ils l’utilisent séchée pour faire à peu près n’importe quoi. Dans mes photos, il y a quelques exemples. Ils font aussi des tapis ou d’autres articles avec des épis de blé tressés. Ils décorent également leur maison avec des banderoles de papier ou de plastique. Ces banderoles s’appellent « picados de papel o picados de plastico ». Le mot picado, salutation à mon amie Jocelyne 😉, vient du fait qu’anciennement ces banderoles étaient poinçonnées pour produire les dessins qui s’y trouvent. Accumulation de trous qui produisait le dessin désiré. Maintenant, ces banderoles sont faites à l’aide de presses. Les Mexicains changent les banderoles en fonction de la fête qu’ils souhaitent souligner, car les dessins qui s’y trouvent sont adaptés pour chaque occasion.
Les piñatas aussi décorent les résidences et les lieux publics des Mexicains. Vicky nous a expliqué leur signification. Elles représentent un esprit mauvais. Lorsque les enfants tapent dessus avec un bâton, leur innocence permet de libérer l’esprit négatif et de faire jaillir les bonnes choses, la lumière, les douceurs, les bonbons. On bande les yeux des enfants pour qu’ils ne soient pas attirés par le mauvais esprit. Les piñatas sont des représentations d’esprit maléfiques ou d’une boîte à sept piques (les sept péchés capitaux) et d’une base (le diable) faites de papier mâché. Le bâton représente Dieu. Les douceurs sont les bienfaits distribués par Dieu. Elles sont creuses à l’intérieur et on y insère des douceurs qui feront la joie des petits et des grands. 😁
















La visite de la ville : un peu d’histoire
J’ai été très heureuse d’apprendre l’origine des Catrin (une personne élégamment habillée) et des Catrina (déclinaison féminine du mot catrin). Au début du XX siècle, le caricaturiste mexicain José Guadalupe Posada les a créés pour se moquer des Mexicains qui s’habillaient comme des Français. Il les représentait en squelette, pour montrer qu’ils étaient vides à l’intérieur puisqu’ils voulaient être ce qu’ils n’étaient pas. Par la suite, la Catrina est devenue le symbole du Día de los Muertos (Journée des Morts). Cette fête célèbre la mémoire des êtres chers qui sont morts. Pour eux, la mort est la suite logique de la vie et les fêter permet de maintenir leur mémoire en vie. Cette fête fait d’ailleurs partie du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, selon l’UNESCO. Sur l’île Janitzio, cette fête a une ampleur qui, semble-t-il, vaut le détour.


L’état du Michoacán est le premier (60 %) producteur mondial d’avocats. Vicky nous a dit qu’il pleut 9 mois par année à Pátzcuaro. Comme les avocats ont besoin de beaucoup d’eau, ceux de Pátzcuaro sont comblés. 😂
Vicky et Éric nous ont aussi expliqué pourquoi les maisons sont peintes en rouge et blanc. Le blanc est de la chaux qui permet de protéger les murs extérieurs des intempéries et elle agit aussi comme un insecticide et un fongicide. On l’utilise beaucoup aussi pour protéger les arbres. Quant au rouge, il était utilisé pour éviter que le bas des murs ternisse. En effet, la terre, de couleur rouge, recouvrait le bas des murs à cause des éclaboussures laissées par le passage des charrettes. En peignant le bas des murs rouge, les éclaboussures paraissaient moins.


Les Mexicains sont des artistes dans l’âme. Ils font des décorations même dans leurs rues pavées. Comme ils sont aussi économes, ils utilisaient parfois des côtes ou des vertèbres de bœufs entre les carreaux au sol.



Les Purépechas avaient construit de grandes pyramides rondes (consultez cette photo). Toutefois, dans les livres d’histoire, on ne relate presque jamais les Purépechas ou P’urhépechas de l’état de Michoacán, contrairement aux Aztèques. Pourtant, les alentours du lac Pátzcuaro étaient le cœur du royaume Purépecha jusqu’à l’arrivée des Espagnols, au XVIe siècle. La raison est que les Espagnols ont rapidement vaincu ce peuple et avaient peu de faits d’armes à relater. Je crois me rappeler que les gens du peuple Purépecha se sont sauvés dans les montagnes au lieu de se battre. Voici un résumé de ce que je me rappelle :
- Vers 1325 : Le chef ou le roi Taríacuri a procédé au rassemblement de plus de 75 peuples différents, autour du lac Patzcuaro. Il a créé ainsi le peuple Purépecha.
- Vers 1520 : Arrivée des Espagnols et début de l’anéantissement des Purépechas. Où il y avait des pyramides, les Espagnols les ont détruites et ont construit des églises.
- Vers 1530 : Un Espagnol nommé Nuño de Guzman a rendu les Purépechas esclaves. Il était sanguinaire. Il a tué le dernier roi des Purépechas.
- ? : Il a été remplacé par le juriste Vasco de Quiroga qui a été nommé évêque par le roi d’Espagne. Vasco de Quiroga avait le mandat de rétablir la paix entre l’Espagne et le peuple Purépecha et il a mené à bien son mandat.
- De 1810 à 1821 : Guerre d’indépendance du Mexique.
- Le 24 août 1821 : Indépendance du Mexique et abolition de l’esclavage.
- 1865 : Séparation administrative de l’état et de l’église.
- De 1910 à 1920 : Révolution mexicaine contre l’oligarchie. Début du Mexique contemporain
- 1938 : Nationalisation des pétrolières par le président Lázaro Cárdenas. Création de Pemex.
Parlons religion
Lorsque j’ai visité la basilique, j’ai prié Maria Santisima de la salud (Marie Très Sainte de la santé), pour ma mère. J’aurais pu prier pour tellement de personnes que je connais, mais je manquais un peu de temps. J’ai lu la prière et j’ai broché une effigie d’elle afin qu’elle retrouve la santé de ses articulations. Dès que je pense à une personne qui a des douleurs, je redis cette prière. Je conserverai cette prière pendant longtemps. Je la comprends en espagnol, mais je l’ai aussi traduite pour ma mère et pour tous ceux qui voudront la réciter. Le manteau mentionné dans la prière est le tissu rouge. Il part des épaules de la statue et va jusqu’à l’arrière où on accroche les parties du corps qui sont malades. Pour ma mère, j’ai pris une femme complète puisqu’il y a des articulations partout dans notre corps.
Invocation à Marie Très Sainte de la santé
Vous priez quand vous le souhaitez, principalement lorsqu’elle vous couvre de son manteau.
Très Sainte Vierge, MARIE, Mère de Dieu !, SANTÉ DES MALADES, accordez-lui (moi) votre protection. Couvrez-la (moi, le) de votre manteau ! Protégez-la, défendez-la (moi, le), aidez-la (moi, le), GUÉRISSEZ-la (moi, le) et sauvez-la (moi, le). Amen.
Vierge Mère de Dieu, MARIE, priez Jésus pour elle (moi, lui).












La visite en images
Pour finir, je vous présente quelques-unes des images que j’ai prises pendant la journée. Je pourrais les présenter toutes, mais ce serait un trop long article. Je vous laisse donc simplement les admirer. Pour ma part, je suis complètement sous le charme de cette ville magnifique et pittoresque.


























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