Avant notre départ, Nancy et Yves m’ont mentionné que j’étais la bienvenue dans leur VR (véhicule récréatif), si j’avais besoin des toilettes pendant que nous serions sur la route. 😘 J’ai beaucoup apprécié cette offre, car les toilettes publiques des postes de péage ne sont pas très « ragoutantes ». 🤮Ils m’ont aussi régulièrement invité à manger avec eux pendant les arrêts. 😊

L’entrée par la ville de Reynosa a, encore une fois, été décevante. Ça me désole de voir les déchets joncher les bords de route. Ça donne tellement une mauvaise première impression. Je suis toutefois contente de savoir que le Mexique n’est pas ainsi partout. Ça été agréable de revoir cette pancarte annonçant Mariposa monarca unión de tres nationes (Papillon monarque lien entre trois nations) dont le Canada. C’est-à-dire que je me retrouvais sur une des autoroutes que les papillons monarques croisent ou empruntent lorsqu’ils font leur longue migration du Mexique au Canada et vice-versa. Sur le bord des autoroutes, nous sommes susceptibles de voir des choses curieuses, tel que des pétions, des animaux de ferme, des accidents et des barrages de la police nationale ou de l’armée et on en voit. Il est interdit d’y rouler en vélo, mais on peut les traverser à pied.

Ensuite, nous avons contourné la ville de Monterrey qui est la 9e plus grande du Mexique. Malheureusement, je devrai conserver le souvenir que j’en ai, car il y avait du brouillard quand nous étions autour de cette ville. Elle est à seulement 540 mètres (1 770 pieds) d’altitude, mais elle est adossée à de hautes montagnes. Par la suite, nous avons commencé l’ascension des montagnes.

Mon souvenir des montagnes avoisinant notre route durant la première journée au Mexique n’était pas très précis. Les montagnes de la Sierra Madre Orientale sont tellement majestueuses. Elles nous dominent encore même lorsqu’on monte et monte et monte encore. Alors que nous peinons avec nos voitures à les gravir, elles se dressent bien au-dessus de nous, avec leurs cimes arrondies ou coniques. Elles sont encore plus immenses et impressionnantes que dans mon souvenir, pas si lointain. Certaines montagnes sont rocailleuses, d’autres sont verdoyantes. C’est impressionnant de les voir au loin et encore plus, de s’en approcher.

« La Sierra Madre orientale commence à la frontière entre le Texas et le Mexique et continue sur 1 350 km. La Sierra Madre orientale s’élève à environ 2 200 m (7220 pi) d’altitude avec des sommets atteignant 3 000 m (10 825 pi). »Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 4.0. Source : Article Géographie du Mexique de Wikipédia en français (auteurs) ]

L’effet de l’altitude sur moi et sur mes bouteilles n’était pas très précis également. Il faut savoir que l’altitude moyenne du Mexique est de plus de 2000 m (6 560 pi). Il y a autant de climats différents que d’altitudes différentes. Cette année, je vise à visiter davantage le Mexique que l’an passé et j’aimerais constater toutes ses variations de climats et d’altitude. Pendant l’ascension, je devais régulièrement presser ma bouteille d’eau pour libérer l’air qui y était prisonnier. Le paysage qui accompagnait notre route était assez aride et semi-désertique. Il était parsemé de désert et de cactus.

Au passage des trois premiers péages, je me suis fait inspecter par la police nationale. L’an passé, la même chose m’était arrivée huit fois, entre Reynosa et Puerto Vallarta. J’ai mis une plaque avec le drapeau du Canada, à l’avant de mon camion en espérant que cela éviterait les inspections. Il faut savoir qu’au Canada, nous n’avons pas de plaque d’immatriculation à l’avant et cela intrigue les Mexicains. J’étais donc découragée d’être toujours la seule à me faire arrêter. Mes compagnons de voyage ont commencé à me taquiner avec ça. Ils m’ont proposé de mettre une casquette pour que mon visage féminin paraisse moins de loin et… ça a fonctionné ! Je me suis fait inspecter une seule fois après ça. Cependant, ce sont mes collègues qui ont eu le privilège de se faire inspecter ensuite. Ces inspections n’ont rien de bien méchant, les agents nous demandent nos permis d’importation de véhicules. Parfois, ils demandent de voir l’intérieur de notre VR ou de notre roulotte, sans plus. Le problème est que ça ralentit le convoi. J’aime mieux attendre après les collègues que de faire attendre après moi. Une des fois où je me suis fait inspecter, j’ai perdu la trace de mes compagnons. Le walkie-talkie ne réussissait pas à retrouver le signal. J’ai dû rebrousser chemin pour les rejoindre, après avoir téléphoné à l’un d’eux ; car, sous le coup de l’énervement, je n’avais pas pris la sortie qui se trouvait immédiatement après l’inspection.

La première nuit, nous sommes arrêtés au Parador Turístico San Pedro (auberge touristique San Pedro) près de Matehuala. Ce parador turístico comprend une station d’essence Pemex, un restaurant, un hôtel et un grand stationnement. Nous avons dormi entourés de camion-remorque. Pour éviter que je me fasse voler mon camion pendant que je dormais dans ma roulotte, mes collègues de route se sont placés tout autour. On pouvait jouer à « Où est Lucia ? » Nous avons eu la chance de voir un beau ciel orangé pendant que nous discutions de la route du lendemain.

Quand je suis allée aux toilettes, quelle ne fut pas ma surprise de constater que les toilettes avaient des portes-antivol !!! Pour y entrer, il fallait payer 8 pesos (0,62 $ CAN). L’an passé, le coût était de 5 pesos (0,39 $ CAN) et le taux de change était meilleur. Même les toilettes subissent l’inflation ! C’est le Mexique ! 😉 Que ne ferait-on pas pour avoir du papier de toilette ! Parlant de toilettes et de papier de toilette, il n’est pas rare qu’on nous demande de jeter notre papier de toilette dans les poubelles, même s’ils sont souillés d’excréments. Ce n’était pas le cas de ces toilettes, mais ça arrive souvent. Les systèmes d’égout du Mexique ne sont pas les plus performants de la terre. Ça doit être pour cela qu’on doit payer pour aller aux toilettes ; je n’aimerais pas avoir à nettoyer et à vider les poubelles.

J’ai rédigé un article sur la conduite au Mexique. Vous y comprendrez certaines photos qui accompagnent le présent article.

La deuxième journée de route au Mexique, le paysage a changé. Nous étions dans la plaine fertile, à une altitude de 1 942 mètres (6 370 pieds) au-dessus du niveau de la mer. J’ai commencé à avoir des hoquets, un à la fois, pendant que nous étions dans cette région. Sous l’effet de la pression, ma bouteille de savon à lessive a débordé ainsi qu’une bouteille de shampooing.

Ci-dessous, j’écris sur les thèmes suivants :

  1. Parque Acuático Kikapu
  2. Guanahuato
  3. León
  4. Vers Pátzcuaro
  5. Le Rancho La Mesa

Parque Acuático Kikapu

Pour les nuits du 29 novembre au 1er décembre 2023, nous avons séjourné au Parque Acuático Kikapu (Parc aquatique Kikapu), à Lagos de Moreno. Ce parc aquatique est un lieu où il y a plusieurs piscines, dont une piscine à vagues ainsi que des glissades remplies d’eau thermale. Lorsque nous sommes arrivés, toutes les piscines étaient vides, car c’était la basse saison. Ils ont rempli une piscine pour nous. L’eau était chaude ; c’était vraiment très agréable. Nous n’avons pas pu en profiter beaucoup , car nous faisions une visite tous les jours.  

Le premier soir, je me suis baigné à la piscine en compagnie de Danielle D., Philippe et Alain. C’était agréable dans l’eau. 😄 Il faisait un peu froid à l’extérieur de l’eau, en revanche. 🥶 C’est Yves qui a pris la photo, car il est venu nous voir en faisant marcher sa chienne Stella. Après la piscine, je suis allée prendre ma douche. Alain m’a aidé à les trouver. Puis, il est resté près de la piscine pour m’attendre ; j’avais un peu peur de me retrouver seule dans cet endroit 😱 et je me suis empressée d’accepter son offre. Les douches avaient le pommeau bien trop haut. Il arrosait mes vêtements et mes serviettes qui se trouvaient de l’autre côté de la porte de douche. Il arrosait même les lavabos que je pointe sur une photo. Finalement, Alain a trouvé d’autres douches mieux adaptées, en faisant sa marche matinale. Comme je n’ai qu’une toilette chimique dans ma roulotte, j’utilise autant que possible les toilettes des lieux où nous séjournons. Je demande donc d’être le plus près possible des toilettes; j’étais juste à côté du bâtiment où il y avait une toilette. Le soir, lorsque j’allais aux toilettes du camping Kikapu, je devais apporter du papier de toilette et une lampe de poche, car il n’y avait pas d’électricité dans le bâtiment. Ce n’est que le dernier soir que l’électricité a été fonctionnelle. Je devais aussi apporter mon papier de toilette, car il n’était pas fourni. C’est ça aussi le Mexique ! 😉

Pendant notre séjour à Lagos de Moreno, nous entendions souvent de gros coups de pétard, ça débutait vers 6 h le matin et ça durait souvent plus tard que 1 h la nuit. Nous nous demandions quelle était la signification de ces pétarades. Ce n’est que plus tard que j’ai effectué une recherche et que j’ai compris qu’ils étaient liés à une fête religieuse.

Le soir du 29 novembre, j’ai commencé à sentir que mon nez piquait. Le lendemain, mon nez coulait un peu. C’était le signe que j’avais sûrement contracté la grippe de Lynda. Finalement, j’ai eu une sinusite qui ne m’a pas occasionné trop de problèmes.

Guanahuato

Le 30 novembre 2023, Nancy, Yves et moi sommes allés visiter la ville de Guanahuato. Les autres avaient déjà fait cette visite par le passé. Pendant que j’étais là, mon camion et ma roulotte se faisaient laver, par le fils du propriétaire du camping. Ce n’était pas un luxe ; j’avais peur de les toucher tellement ils étaient sales.

Vous trouverez l’article portant sur cette ville, ici.

León

La nuit du 30 novembre au 1er décembre, j’ai mal dormi, car mon nez coulait comme les érables au printemps. J’ai donc mis un masque dans la voiture, en allant à León, pour ne pas contaminer les autres. Le 1er décembre, nous sommes allés à León, pour y faire des achats. Cette ville est réputée, entre autres, pour son cuir. J’ai été surprise de découvrir que la ville de León était si grande et qu’il y avait des gratte-ciels à cet endroit. Elle est la 4e plus grande ville du Mexique. Elle compte 1,57 million d’habitants et est située à 1 800 mètres (5 900 pieds) d’altitude. Elle semble avoir une économie diversifiée.

J’ai suivi les autres, car je n’avais besoin de rien. J’ai donc aidé les acheteuses à se faire comprendre par les vendeurs. J’ai particulièrement été fort occupée lorsque Chantal, Danielle D. et Nancy ont essayé des vestes en cuir. J’étais étourdie à force de jouer les entremetteuses. 😂 Ça a toutefois été une expérience enrichissante et j’ai réalisé que je comprenais quand même bien l’espagnol. Même que les Espagnols se rendaient compte que je comprenais et ils se mettaient à me parler pour que je traduise ce qu’ils disaient à mes amies.

Nous sommes revenus assez tôt au camping. Nous avons pu préparer nos véhicules pour la route du lendemain.

Vers Pátzcuaro

Le 2 décembre, nous avons pris la route pour nous diriger vers Pátzcuaro. Le paysage était résolument plus agricole. Il y avait plusieurs champs de framboises. Je suppose que les plants étaient sous des dômes blancs ou gris pour les protéger des indésirables qui les auraient dévorés. Il y avait aussi beaucoup de plantation d’agave ; ça ressemble à de l’aloès et c’est avec cette plante qu’ils font la TÉQUILA!. Nous avons poursuit notre ascension jusqu’à 1990 m (6 529 pi) d’altitude. Nous avons eu aussi à descendre des montagnes. Il y avait des rampes de freinage, un peu partout. Pour la première fois depuis que je le possède, mon camion écrivait « Freinage en pente actif » dans le tableau de bord.

Nous sommes passés à un endroit qui aurait dû être recouvert d’eau selon le GPS et il n’y en avait pas. Le très grand lago Cuitzeo a disparu. Il y avait des animaux qui broutaient là où il aurait dû avoir de l’eau. J’étais très curieuse de comprendre ce phénomène. J’ai fait une recherche et l’information découverte se trouve dans l’article « Poussière d’eau : dégradation et dessiccation du lac Cuitzeo, Michoacan (Mexique) ».

Dans le même ordre d’idée, j’ai vu une montagne qui est en train de disparaître sous l’effet de l’excavation. 😶 De loin, je trouvais que cette montagne avait une forme spéciale. En approchant, j’ai réalisé que c’était parce qu’elle abritait un chantier d’excavation.

Dans les environs de Patzcuaro, il y avait de plus en plus de pins et d’autres conifères. Ça m’a surprise un moment. À bien y regarder, j’ai compris que le paysage était devenu montagnard. D’ailleurs, il pleut beaucoup dans cette région. Quand nous y sommes passés, il faisait souvent 12 degrés Celsius.

Nous sommes arrivés à Pátzcuaro, une ville à flanc de montagne et sur le bord du lac du même nom. Nous nous rendions au Rancho La Mesa, pour y séjourner 6 nuits.

J’ai rédigé un article sur les villes de Pátzcuaro, de Janitzio et de Santa Clara del cobre.

Le Rancho La Mesa

Arriver au Rancho La Mesa (ranch la table) depuis le centre-ville de Pátzcuaro a été toute une aventure, grâce à notre GPS et à notre méconnaissance de l’endroit. Lorsque nous sommes arrivés au Rancho La Mesa, nous étions épuisés. Nous sommes passés par les rues de la ville trop étroites et trop peu entretenues. Des topes (dos d’âne) et des trous en voulez-vous, en v’là. Au Québec, on parle de nids de poule. Au Mexique, il faut parler de nids de vaches. Nos voitures et nos roulottes traînaient par terre. On se demandait tous dans quel état nous allions retrouver nos voitures. Le groupe s’est séparé en deux et mon groupe s’est ramassé dans un cul-de-sac, non indiqué sur la carte. Il a fallu reculer avec nos roulottes. Nous sommes revenus sur nos pas pour chercher le bon endroit et un bon samaritain nous a aidés à trouver le chemin du Rancho. Nous n’étions pas au bout de nos peines, car la rue était, elle aussi, très étroite. De plus, il y avait un mariage et la rue était bordée de voitures. Enfin, nous voilà rendus, mais l’entrée est à angle de 45 degrés. J’étais épuisée et très émotive lorsque je suis arrivée à mon emplacement.

Dans le plan, je vous indique, en vert, le chemin suivi avant de devoir reculer à cause du cul-de-sac. En bleu, c’est le chemin que nous avons suivi ensuite. En violet, c’est le chemin que nous aurions dû prendre. Les barbouillages rouges indiquent les rues du plan qui sont inexistantes. En fait, elles existent, mais il faut y aller à pied, à cheval ou à moto.

J’ai pris des photos pour donner un exemple des rues où nous sommes passés. Il y a une vidéo de Ny All Charron, une de Danielle et une de moi que vous pouvez visionner en cliquant sur les liens.

J’ai aussi pris des photos de l’endroit où nous aurions dû passer. Vous me direz que ce n’est pas mieux, mais, oui, car le chemin est large. Ainsi, on a le choix des trous et des bosses où nous passons. J’ai fait cette vidéo moins de 30 minutes après notre arrivée ; voyez comme je suis encore sous le choc.

Le Rancho La Mesa est sur un mirador (point de vue). La vue !!!! Quelle vue magnifique nous avions sur la ville et le lac ! Après quelques 30 minutes et le tour du domaine, j’étais remise de mes émotions et j’appréciais l’endroit. Je l’ai apprécié encore plus quand j’ai su que nous n’étions pas passés par le bon chemin et que nous aurions la possibilité de ne pas détruire nos véhicules en sortant de cet endroit. En allant aux toilettes, j’ai vu que nous pourrions être mieux installés un peu plus loin et que la vue serait tout simplement impayable. Danielle D. et Alain ont souhaité déménager et j’étais contente de faire comme eux. Le lendemain, pendant que nous faisions notre lavage, nous apprenions qu’il fallait déménager. Des travaux seraient faits où nous étions afin d’accueillir un groupe la fin de semaine suivante. C’est à regret que nous avons retrouvé nos autres compagnons sur l’autre partie du terrain de camping.

Dans les images suivantes, je vous indique l’itinéraire à suivre pour aller au Rancho La Mesa ainsi que les indications à donner à votre GPS, selon l’endroit d’où vous arrivez.

Avatar de louchiabella

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Une réponse à « Premières journées au Mexique – du 28 nov. au 2 déc. 2023 »

  1. Avatar de Suzanne Rioux
    Suzanne Rioux

    Quel beau voyage tu fais Lucia! Je suis contente de savoir que tu voyages avec d’autres personnes, que tu n’es pas seule. Fais attention à toi mais profites-en bien.

    Aimé par 1 personne

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